Quels sont les effets du sport sur la maladie de Parkinson ?

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maladie de Parkinson

Faire du sport permet de ralentir l’évolution de la maladie de Parkinson, surtout lorsqu’elle vient tout juste d’être diagnostiquée. La question est maintenant de savoir quel type d’activité choisir. Cet article vous permettra de connaitre les avantages du sport face à la maladie de Parkinson.

La maladie de Parkinson, c’est quoi ?

C’est une maladie neurodégénérative qui se manifeste par le vieillissement prématuré des neurones responsables de la fabrication de la dopamine. Ce dernier est fabriqué dans le Locus Niger. Une insuffisance en dopamine peut ralentir ou bloquer l’influx nerveux du cerveau vers les muscles, particulièrement ceux de la face. Par ailleurs, les dimensions de la motricité peuvent tous être affectées par cette dégénérescence neuronale :

  • Amplitude ;
  • Précision ;
  • Difficulté ou impossibilité à se mouvoir ;
  • Difficulté ou impossibilité à parler ;
  • Perte d’autonomie progressive.

La maladie de Parkinson est vraiment un trouble de la mobilité qui affecte la majorité des activités quotidienne.

Formes et manifestations

La maladie de Parkinson est en rapport direct avec l’âge. Elle atteint 4% des plus de 80 ans et 2% des plus de 65 ans. Les statistiques sont de 180000 malades traités et 8000 nouveaux cas chaque année. Cependant, la maladie de Parkinson présente aussi des formes juvéniles avant 40 ans. Chez les jeunes victimes, l’atteinte se limite à un pied ou une main. Elle se manifeste également par une maladresse, notamment une écriture qui devient trop petite. Cette maladresse est facilement contournée par l’utilisation des écrans ou des claviers. D’ailleurs, cela retard le diagnostic. Ainsi, si vous avez des difficultés à dessiner ou que si votre écriture devient petite, n’hésitez pas à consulter.

Les signes précoces de la maladie

Le signe le plus évident est le tremblement au repos. C’est justement le premier symptôme qui amène à consulter. Cependant, d’autres signes précoces doivent également alerter :

  • La perte de l’odorat : c’est un signe  difficile à identifier ;
  • L’akinésie : elle constitue les difficultés dans la précision d’un mouvement ;
  • La lenteur d’exécution ;
  • Le retard au démarrage ;
  • La marche à petits pas.

Par ailleurs, les critères de diagnostic de la maladie de Parkinson reposent sur certains points :

  • La lenteur d’initiation du mouvement ;
  • Le tremblement au repos ;
  • Une rigidité réversible ou une instabilité au traitement ;
  • Les dyskinésies ;
  • Les troubles du sommeil ;
  • Les mouvements anormaux.

Le sport permet-il de retarder le vieillissement prématuré des neurones ?

Une étude de 2016 a prouvé qu’une activité physique régulière réduisait le risque de survenue de la maladie de Parkinson. De plus, il a été prouvé depuis les années 2000 que le sport ralentissait la dégénérescence des neurones dopaminergiques. Ainsi, le sport est moyen efficace de stimuler de manière naturel la production de dopamine. Par ailleurs, les neurones victimes doivent rester sollicités au risque de mourir. Le sport améliore également la sensibilité des récepteurs synaptiques.

Le sport améliore la motricité chez les malades

Pratiquer régulièrement une activité physique permet de retarder les effets de la maladie de Parkinson. Le sport peut améliorer les symptômes, notamment les troubles moteurs. Cet effet sur le vieillissement des neurones permet aux parkinsoniens de mieux conserver des mouvements normaux. Cela se fait ainsi par des séances de rééducation intensives entretenues par des exercices réguliers. La triple flexion invalidante et caractéristique de la maladie de Parkinson doit être absolument traitée :

  • Tronc penché en avant ;
  • Hanches fléchies ;
  • Genoux fléchis.

Le sport aide également à mieux entretenir la plasticité neuronale. C’est une capacité du cerveau  qui permet de s’adapter en prenant des chemins alternatifs pour circuler l’influx nerveux. C’est un système de substitution, mais qui fonctionne quand même très bien. Il permet aux patients de maintenir leurs autonomies. Par ailleurs, toutes les études sont d’accord sur deux points :

  • 1 heure d’endurance active, grâce au vélo ou la marche rapide, permet de sauver les neurones dopaminergiques ;
  • 30 minutes de musculation à forte intensité est équivalent à une marche conservée.
maladie de Parkinson

Autres effets du sport sur la maladie de Parkinson

Si l’atteinte de la motricité est le symptôme principal, la maladie de Parkinson présente d’autres signes qui isolent les malades. La fatigue, l’insomnie et les troubles de l’équilibre qui en découlent peut déclencher des chutes. Tous les mouvements sportifs complexes comprenant de l’équilibre sont ainsi efficaces. Par ailleurs, il y a également les douleurs causées par la rigidité des muscles, l’isolement et les troubles de l’humeur. Le côté socialisant des activités physiques permettent aux patients de préserver une vie relationnelle normale. Il a été prouvé qu’à traitement égal, les personnes victimes de la maladie de Parkinson avaient de meilleures performances intellectuelles.

Le sport sert aussi de soupape pour les aidants, qui sont la plupart du temps les conjoints. Cela leurs permettent de pratiquer un sport en même temps que le malade sans avoir la responsabilité de leur conjoint. D’autre part, cela les aide également à se reposer durant les séances de sport de santé.

Une ordonnance sportive

Actuellement, le sport est excellent moyen de prévenir et de lutter contre la maladie de Parkinson. C’est un élément primordial une fois la maladie diagnostiquée. Selon les capacités du malade et le stade de la maladie, il faut faire du sport 3 à 4 heures par semaine.

  • 30 minutes d’exercices 2 à 3 jours par semaine ;
  • 20 minutes de musculation ;
  • 1 heure d’endurance ;
  • 10 minutes d’équilibre.

Sources:
https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=maladie_parkinson_pm
https://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1085_parkinson.htm

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