Les enjeux du dopage cognitif chez les étudiants

0
239
dopage cognitif

À l’heure actuelle, le dopage cognitif ou neuro-amélioration cognitive est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur. Devant les exigences de performances toujours plus hautes et la mémorisation exhaustive, de nombreux étudiants sont tentés par le dopage cognitif. Leur motivation est d’augmenter leur performance, leur concentration et leur mémoire durant les révisions et les examens. Cependant, l’évaluation des bienfaits et des risques sur la santé est nécessaire pour déterminer l’efficacité de ces produits.

Les produits les plus utilisés pour le dopage cognitif

Selon des études, les classes thérapeutiques les plus prisées pour le dopage cognitif sont les psychostimulants et les nootropiques. Les corticoïdes, les médicaments sédatifs ainsi que les bêta bloquants sont aussi utilisés par les étudiants pour booster leur performance intellectuelle. En France, il a été constaté que l’utilisation des corticoïdes pour le dopage cognitif est très importante. Cela est dû au fait que la législation qui encadre le traitement à base d’autres psychostimulants tels que le méthylphénidate est très stricte. Certaines substances illicites comme le cannabis, les amphétamines ou encore la cocaïne sont aussi consommés en raison de leur pouvoir stimulant. Par contre, les produits en vente libre comme les boissons énergétiques à base de caféine ou d’alcool et des comprimés sont très utilisés dans le dopage cognitif.

Les améliorations apportées par les produits dopants sur l’activité cérébrale

Depuis la nuit des temps, les sportifs n’ont voulu cesser d’augmenter leur performance pour être le meilleurs et le plus forts pour avoir la gloire et une aisance financière, même au détriment de leur santé. Actuellement, le dopage cognitif est devenu une pratique très répandue dans le monde du travail et des études universitaires. Des études ont démontré que la consommation de substance pour améliorer la performance intellectuelle contribue à améliorer le bien-être psychique d’une personne. Parmi les nombreux médicaments psychotropes, chaque substance consommée produit un effet particulier.

Le Modafinil

Ce médicament est utilisé chez l’adulte dans le traitement de la somnolence diurne excessive. Il est également indiqué pour le traitement d’un état pathologique encore plus grave, la narcolepsie. Par contre, chez le sujet sain, utilisé pour le dopage cognitif, le Modafinil contribue à améliorer le niveau et l’état de veille ainsi que de la vigilance. Il aide aussi à activer l’éveil, c’est-à-dire l’idéation et la réactivité. L’intensité de ces différents effets augmente proportionnellement avec la dose absorbée.

La Ritaline

Connue aussi sous le nom de méthylphénidate, la Ritaline est un puissant stimulant du cerveau. Il est souvent utilisé par les étudiants pour le dopage cognitif. Ce médicament est prescrit par les médecins spécialistes pour traiter les déficits graves de l’attention chez l’enfant accompagné d’une hyperactivité. Cependant, ce médicament a été détourné de sa fonction principale pour en faire un produit pour booster la performance intellectuelle.

Bien qu’aucune action précise de ces substances n’ait été déterminée, il a été observé que la grande majorité des produits psychotropes contribuent à modifier l’influx nerveux par une action sur les connexions entre les neurones. Ces substances citées précédemment sont de puissants psychostimulants. Ils sont capables d’augmenter nettement la performance intellectuelle d’un individu. Ils permettent de :

  • lutter facilement contre le sommeil
  • réduisent la sensation de fatigue
  • stimule l’attention
  • accélère l’idéation
  • améliore la concentration
  • offre une mémorisation plus performante.

Les inconvénients de l’utilisation des dopages cérébraux

Le principal inconvénient de l’utilisation des substances pour le dopage cognitif repose sur leur caractère addictif.

dopage cognitif

Dépendance aux produits de dopage cognitif

En effet, ces produits peuvent provoquer une dépendance lorsqu’ils sont utilisés régulièrement. La dépendance se manifeste par :

  • Un désir puissant de consommer le produit
  • La difficulté à contrôler la consommation
  • Le syndrome du sevrage physique en cas d’arrêt ou de réduction de la consommation
  • Une tolérance accrue au produit de dopage
  • Désinvestissement progressif sur les autres activités
  • Poursuite de la consommation de la substance malgré ses conséquences nocives sur le bien-être

Si trois de ces critères apparaissent chez un individu, on peut alors parler de dépendance.

Des risques sur la santé

Bien qu’une relation précise entre le dopage cognitif et les pathologies spécifiques n’ait encore été établie, les chercheurs affirment que la prise de produits dopants peut avoir des conséquences graves sur la santé, à savoir :

  • Des accidents cardiaques et circulatoires
  • Insuffisances rénales et hépatiques
  • Cancer
  • Impuissance
  • Stérilité
  • Troubles pendant la grossesse
  • Troubles psychologiques et comportementaux

Mis à part ses conséquences sur la santé, la pratique du dopage cognitif peut amener l’étudiant à rompre les liens avec son entourage et de se retrouver dans un état d’isolement social réel. Il est important de préciser que les effets nocifs du dopage cognitif vont dépendre de plusieurs facteurs, notamment :

  • De la durée de consommation
  • Du type de substance consommée
  • De la manière dont la substance est administrée
  • De l’état général de l’individu

Les limites de l’utilisation des produits dopants

Comme le dopage sportif, le dopage cognitif soulève le même questionnement éthique notamment par rapport à la perte d’équité devant un examen ou un concours. Par ailleurs, cette notion est modérée grâce à l’efficacité modeste et controversée de ces molécules dans l’amélioration des performances intellectuelles. L’étudiant peut aussi ne pas être conscient que dès la prise d’une substance dans le but d’améliorer sa performance, il commence à se doper. C’est pourquoi afin de limiter l’étendue de risques et dommages liés au dopage cognitif, certains établissements renforcent la médecine universitaire à travers des campagnes de prévention.

Sources:
https://www.capital.fr/votre-carriere/ameliorer-ses-capacites-cognitives-les-conseils-dune-experte-en-neurosciences-1339754
https://www.alternativesante.fr/cerveau/le-dopage-intellectuel-vaut-il-le-coup

Laisser un commentaire