Le stress chronique: une maladie qui endommage le cerveau

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stress chronique

Généralement, le stress se caractérise par une sensation de détresse intérieure. Il trouve sa source dans divers facteurs qui peuvent être environnementaux ou sensoriels. Ainsi, le métabolisme fait de son mieux pour réagir face à cette situation. Cependant, arriver à un certain stade, le stress devient chronique et se transforme en une pathologie. Par conséquent, cela engendre un grand nombre de problèmes de santé chez l’individu. Parmi cela, le cerveau fait partie des organes qui subissent différents dommages liés au stress.

Spécificités et caractéristiques du stress chronique

Il existe différents types de stress dont le stress intense, au travail, post-traumatique, oxydatif et le stress chronique. Ce dernier se définit comme étant la réponse du cerveau à des évènements déplaisants qui s’étend durant une période prolongée. Une période pendant laquelle tout ce qui se passe échappe totalement à votre contrôle. De ce fait, le système endocrinien provoque un afflux de corticoïdes qui engendre ainsi des effets nocifs sur la santé de l’individu.

Par ailleurs, la personne en état de stress chronique ressent une grande fatigue qui est aggravée par des troubles du sommeil. Cette situation de faiblesse rencontrée par l’organisme favorise une baisse au niveau du système immunitaire. Par conséquent, l’organisme est en proie à diverses maladies. En général, cela engendre des troubles dans le système digestif et occasionne des douleurs sur tout le corps. Néanmoins, la zone la plus atteinte demeure le cerveau. La plupart des personnes souffrant de cette pathologie deviennent dépressives, et développent même des tendances suicidaires.

Mode opératoire du stress chronique sur le cerveau

Dès que le stress arrive à un stade ou répétitif, il s’agit de stress chronique. Ainsi, le cerveau connait une saturation de cortisol, ne parvenant plus à continuer la régulation. À ce moment-là, la sécrétion du cortisol ne suit plus ses normes habituelles envahissant ainsi le cerveau et l’attaque. Cette hormone agresse ainsi les cellules neuronales au niveau de l’hippocampe causant la perte de mémoire. Ensuite, le patient dans un état dépressif perdant ainsi la faculté d’initiatives encouragé par le cerveau, grâce aux messages que les neurotransmetteurs envoient. Et puis, vous allez adopter un comportement facilement irritable. Cela s’explique par une augmentation de volume sur la zone d’amygdale. Cependant, ces pathologies ne constituent pas une situation irréversible. En effet, il est tout à fait possible d’y remédier en dépit des énormes dégâts physiques et mentaux subits par le patient.

Détérioration de l’hippocampe par le stress chronique

Le cerveau contient une structure cérébrale appelée hippocampe. Celle-ci s’emploie à agir pour l’adaptation de la personne à l’environnement. En effet, cela s’explique par le fait que c’est l’hippocampe qui s’occupe de contrôler certains éléments essentiels tels que :

  • préserver de la mémoire ;
  • garder la concentration ;
  • accumulation de nouvelles connaissances ;
  • et la régulation de l’humeur.

Cependant, le stress chronique produit un état dépressif entrainant une diminution de volume pour l’hippocampe. Cela s’effectue au fur et à mesure que les périodes stressantes persistent pendant une longue durée. C’est-à-dire que plus les épisodes déplaisants s’étendent dans le temps, plus l’hippocampe devient petit. Par conséquent, une perte de mémoire est décelée chez un individu souffrant de ce mal.

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Altération du cortex préfrontal à cause du stress chronique

D’autre part, il y a le cortex préfrontal qui est la partie du cerveau qui est associé à l’intelligence. Celui-ci comprend le côté cérébral dont vous faites appel pour prendre une décision, garder son sang-froid ou vous incite à prendre une initiative. En d’autres termes, il abrite votre esprit de réflexion. Pourtant, en cas de stress chronique, cette substance grise se trouve être altérée. En effet, une diminution du flux sanguin allant vers le cortex préfrontal détériore le volume de celui-ci. De ce fait, l’existence de lésion sur le cortex préfrontal favorise l’induction de certains symptômes avoisinant la dépression. Cela se manifeste par :

  • la réduction de la flexibilité cognitive ;
  • la dysphorie qui se traduit par une forte sensation d’inquiétude accompagnée d’agitation maladive ;
  • ralentissement psychomoteur ;
  • perte de flexibilité cognitive ;
  • manque de spontanéité.

Cette situation de stress chronique provoque ainsi un hypofonctionnement dans la région préfrontale. De ce fait, cette structure n’est plus en mesure d’assurer les actions pour contrecarrer vos réactions émotionnelles. Cela engendre une rupture d’équilibre avec l’amygdale. Par ailleurs, le patient en état dépressif n’est plus dans la capacité de contrôler la gestion de ses émotions. Ainsi, l’individu ne se trouve plus en mesure d’adapter son comportement face à toute situation. De plus, il n’arrive plus à prendre des décisions de lui-même.

Le stress chronique déclenche le dysfonctionnement de l’amygdale

De plus, à côté de l’hippocampe se situe une structure en forme d’amande appelée l’amygdale. La principale activité de celle-ci est la gestion des émotions à caractéristiques assez primitives. Effectivement, elle gère les sentiments réactifs tels que la peur ou bien l’anxiété. Par ailleurs, face à une situation de stress chronique son mode de fonctionnement rencontre une forte perturbation. L’amygdale suscite l’instinct de survie, puisque celle-ci joue projette un alerte en cas de stimulus menaçant. Par conséquent, une personne qui souffre de lésions au niveau des amygdales subit en quelque sorte une anesthésie des émotions. Contrairement à ceux cités précédemment, l’amygdale connait une augmentation de volume. Ainsi, ce dérèglement dans le système nerveux engendre des conséquences graves sur l’humeur de la personne atteinte. Cela se traduit par une forte irritabilité, une hyper vigilance et des réactions de sidération.

Sources:
http://sante.lefigaro.fr/article/submerge-par-le-stress-le-cerveau-peut-derailler/
http://www.doctissimo.fr/psychologie/news/le-stress-chronique-et-l-anxiete-peuvent-endommager-le-cerveau

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