La dystonie neurovégétative : une maladie du cerveau traitable ?

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dystonie neurovégétative

La dystonie neurovégétative est caractérisée par un dérèglement au niveau du système nerveux autonome ou du système neurovégétatif comme son nom l’indique. Cette maladie est connue sous d’autres noms comme la dysautonomie ou la dystonie vagosympathique. Au cours du 19ème et 20ème sciècle, cette maladie s’est présentée à travers la neurasthénie. Chez les femmes atteintes, elles présentaient des symptômes de fatigue, de faiblesse, d’étourdissement et de malaise. Chez les hommes, la maladie se reflétait à travers un trouble de stress post-traumatique notamment durant la Second Guerre mondiale.

Les symptômes de la dystonie neurovégétative

Les symptômes de la dystonie neurovégétative varient selon les individus. Chaque patient souffrant de dystonie neurovégétative présente des signes différents. Certains sont légèrement affectés donc sans conséquences graves, tandis que d’autres peuvent être handicapés et incapables d’utiliser certains membres. Comme la maladie affecte tout le corps, un grand nombre de symptômes peuvent se manifester, voire bouleverser le mode de vie habituel d’un individu. Il est possible de classer les symptômes de cette maladie en deux catégories : les symptômes habituellement rencontrés et les symptômes primaires.

Les symptômes primaires chez les personnes souffrant de la maladie

Les symptômes primaires de la dystonie neurovégétative sont ceux qui apparaissent souvent dès qu’une personne est touchée par la maladie. Il peut s’agir :

  • De troubles généraux comme une forte fatigue ou des vertiges ;
  • De la sécheresse oculaire ou de la sécheresse buccale ;
  • Un sentiment d’anxiété ou de panique. La personne malade a tendance à s’inquiéter ;
  • Des palpitations lentes ou rapides du cœur ;
  • Des troubles circulatoires  .

Les symptômes fréquemment associés à la dystonie neurovégétative

A part les symptômes primaires détectés chez les personnes atteintes de la dystonie neurovégétative, il y a également différents symptômes fréquentes comme :

  • Des maux de tête accompagné de pâleur et de malaises ;
  • Des problèmes digestifs entraînant une constipation, de la diarrhée, des nausées ou encore un reflux gastro-œsophagien ;
  • Des troubles sexuels et vésicaux caractérisés par une impuissance, une incontinence, …
  • Un trouble visuel et parfois une perte de conscience et convulsions ;
  • Quelques engourdissements ;
  • Des difficultés à respirer correctement ;
  • Des douleurs telles que des douleurs nerveuses

La dystonie neurovégétative peut également causer l’hypotension orthostatique.

La dystonie neurovégétative et ses différentes causes

La dystonie neurovégétative possède deux origines : l’origine primitive et l’origine secondaire

Pour dystonie neurovégétative primitive, elle est en générale congénitale. De ce fait, elle n’est pas consécutive à une autre pathologie. Avec cette origine congénitale, la maladie est appelée syndrome de Riley-Day ou la dysautonomie familiale. Pour cette origine primitive, les causes sont dues à une atteinte du système nerveux central ou non. Les dystonies avec atteinte du système nerveux central, sont l’atrophie olivo-ponto-cérébelleuse et le syndrome de Shy-Drager. Il y a également la dégénérescence striato-nigrique. Ces trois pathologies sont aujourd’hui regroupées sous l’appellation d’atrophies multi systématisées. En outre, pour les dystonies sans atteinte du système nerveux central, elles sont nommées dystonies neurovégétatives pures. Elles peuvent être dues à uneinsuffisance autonomique progressive et au syndrome de Bradbury-Eggleston.

Les origines des dysautonomies secondaires

Ce sont celles qui touchent le plus souvent les personnes souffrant. Elles sont consécutives à d’autres maladies et apparaissent au cours d’affections très diverses du système nerveux central et périphérique comme :

  • Les neuropathies diabétiques qui sont des complications neurologiques du diabète ;
  • Les neuropathies amyloïdes qui peuvent aussi être primitives ou secondaires. Elles sont des atteintes neurologiques liées aux dépôts de substances au niveau des neurones ;
  • Les polynévrites alcooliques engendrées par des complications de l’alcoolisme chronique,
  • Les polyradiculonévrites inflammatoires qui sont des inflammations aigües des nerfs. Elles sont souvent rattachées à des infections virales, par les tétraplégies ainsi que les paraplégies. Elles touchent la moelle épinière, qui s’accompagnent de dystonie neurovégétative.

Les traitements préconisés pour cette maladie

Les traitements préconisés pour cette maladie se font souvent en fonction des symptômes spécifiques des personnes souffrant. Ils pourront ainsi les aider à soulager au maximum et à éviter les complications notamment cardiaques, respiratoires et musculaires. Le médecin prescrit les médicaments en fonction de la forme de dystonie neurovégétative rencontrée et de son ampleur. Dans certains cas, il peut être utile de recourir à une médecine douce pour le traitement de la dystonie neurovégétative comme l’homéopathie. Celle-ci aide à soulager les contractions musculaires, les malaises vagaux ou les troubles digestifs. Par ailleurs, pour le cas de la dystonie secondaire, il faut avant tout s’attaquer sur ses causes. Il est alors conseillé de traiter le diabète ou les infections chez la personne atteinte ou recourir à un sevrage alcoolique, etc. 

Les médicaments pour affaiblir ou supprimer la dystonie

Les traitements médicamenteux permettant de faire face à la dystonie neurovégétative sont souvent :

  • La L-dopa et les agents dopaminergiques dont les résultats ne sont pas complètement convaincants. Ils sont néanmoins testés surtout en cas des dystonies dopaminosensibles. D’ailleurs, la L-dopa est considérée comme efficace pour ce cas de dystonie. Toutefois, ce traitement avec le L-dopa offre des résultats assez limités pour le cas de la dystonie Parkinson-juvénile ;
  • Un anticholinergique comme le trihexyphénidyle touchant le système nerveux central ;
  • Les benzodiazépines comme le baclofène ou le diazépam sont aussi recommandées ;
  • En cas d’inefficacité de ces médicaments, les médecins recommandent la prise de certains neuroleptiques comme l’halopéridol ou le pimozide ou encore des dépléteurs de la dopamine comme la tétrabénazine ;

En présence de dystonies musculaires particulièrement sévères et résistantes aux médicaments précédemment cités, les personnes malades reçoivent une injection de baclofènes.

Sources:

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