Atrophie corticale postérieure: une maladie neurodégénérative atypique et variante de l’Alzheimer

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atrophie corticale postérieure

L’atrophie corticale postérieure ou syndrome de Benson est une maladie neurodégénérative rare. Il s’agit d’une affection le plus souvent liée à la maladie d’Alzheimer. La forme évoluée peut être grave et peut conduire à une démence ainsi qu’à une perte d’autonomie progressive. Des précautions sont à prendre pour limiter le rétrécissement du cerveau et prévenir l’atrophie corticale postérieure.

Qu’est-ce que l’atrophie corticale postérieure ?

L’atrophie corticale postérieureou ACP est une maladie neurodégénérative grave. Sa prévalence reste méconnue jusqu’à maintenant. Il s’agit d’une forme atypique de la maladie d’Alzheimer qui touche moins de 5% des personnes atteintes d’Alzheimer. L’atrophie corticale postérieurecorrespond à une diminution du volume du cerveau. Il s’agit d’un phénomène physiologique le plus souvent lié à l’âge. En effet, les personnes âgées sont les plus affectées par cette maladie. Les premiers signes de l’atrophie corticale postérieure se manifestent entre 50 et 60 ans. Toutefois, les formes tardives  sont également possibles.

Les causes de l’atrophie corticale postérieure

L’atrophie corticale postérieure est en grande partie liée à l’âge. Cependant, de nombreuses maladies peuvent aussi y être liées, notamment la maladie d’Alzheimer. Le syndrome de Benson peut aussi s’observer lors d’autres types de démence ou est séquellaire suite à un traumatisme cérébral, un accident vasculaire ou une tumeur cérébrale. Ce qui peut être le cas chez le bébé. En effet, il est possible d’observer l’atrophie corticale postérieure chez les nouveau-nés. L’affection peut être due à une malformation, à une hypoxie cérébrale ou encore à un accident hémorragique cérébral. Dans ce cas, l’enfant présente  des crises d’épilepsie et des troubles du développement. Il présente également un retard dans l’apprentissage de la marche et de la parole.  Par ailleurs, il faut préciser que ce syndrome de Benson ne se transmet pas par les gènes. Cependant, dans certaines formes rares de la maladie, l’hérédité peut être mise en cause.

Les symptômes de l’ACP

L’atrophie corticale postérieure peut rester asymptomatique pendant longtemps. Cependant, lorsqu’elle est ancienne, des troubles neurologiques variables s’installent. L’évolution de la maladie peut être grave et entraine à une perte d’autonomie progressive à long terme. L’atrophie corticale postérieure évoluée peut entraver l’ensemble des fonctions cérébrales. C’est pourquoi les premiers signes de la maladie sont des troubles de la mémoire qui se porte sur des faits récents puis anciens. À cela s’ajoutent d’autres signes ayant des retentissements directs sur les activités de la vie quotidienne comme:

  • La modification du comportement
  • Des troubles des fonctions exécutives
  • Une désorientation temporo-spatiale (l’individu oublie où il se trouve et en quelle année)
  • Troubles du langage

Plus tardivement, l’atrophie corticale postérieure peut engendrer des troubles moteurs et sphinctériens.

Comment traiter l’atrophie corticale postérieure ?

L’atrophie corticale postérieure peut être détectée à partir d’imagerie cérébrale de type scanner ou IRM. Sur les images, il est possible d’observer des signes évocateurs de l’ACP tels que l’élargissement  des sillons du cortex ainsi que l’élargissement des ventricules sous-corticaux. Si l’élargissement observé est très important, l’ACP est considéré comme évolué.

Il n’existe pas de traitement spécifique pour l’atrophie corticale postérieure. De manière générale, les traitements proposés sont les mêmes que ceux pour la maladie d’Alzheimer. Parfois, des antidépresseurs sont utilisés pour soulager le patient. Il est également possible que le médecin prescrive une rééducation en orthophonie et en orthoptique. La prise en charge des sujets atteints de la maladie est importante pour compenser à leur déficit qu’il s’agisse des troubles de comportement ou de mémoire. La prise en charge de l’entourage constitue également un élément clé du traitement.

Des conseils pour prévenir le rétrécissement du cerveau

En général, le vieillissement normal s’accompagne d’une diminution modérée du volume du cerveau. Par contre, un taux d’atrophie important est associé à des maladies comme l’Alzheimer ou encore à une atrophie corticale postérieure. Afin de limiter le rétrécissement du cerveau et prévenir les maladies neurodégénératives, voici quelques conseils.

atrophie corticale postérieure

Pratiquer des activités physiques

D’après les chercheurs, différentes activités physiques telles que la marche, le jardinage ou la danse contribuent à améliorer le volume du cerveau et réduisent le risque d’Alzheimer. D’après les études, l’augmentation de l’activité physique est reliée avec  des volumes du cerveau plus important dans les lobes frontal, temporal et pariétal. Ainsi, une dépense énergétique élevée permet de limiter le rétrécissement du cerveau dans le précuneus, le cortex cingulaire postérieur ainsi que le vermis du cervelet. L’augmentation de la pratique d’activité physique apporte un bénéfice pour le cerveau tout en réduisant jusqu’à 50% le risque de maladie d’Alzheimer.

Adopter un régime méditerranéen

Selon des études réalisées sur l’alimentation de personnes âgées ne présentant aucun signe de démence, leur état de santé est étroitement lié à leurs habitudes alimentaires. Un régime alimentaire à base de fruits, de légumes et de poissons frais aide à prévenir le rétrécissement du cerveau et la démence. Il a été alors constaté que les individus qui ont une alimentation qui se rapprochait le plus du régime méditerranéen possèdent un volume du cerveau plus important. Leur volume de matière grise était important par rapport à la matière blanche. Cela est en relation avec la consommation élevée de poissons et la faible consommation de viandes. Le régime méditerranéen aide grandement dans la prévention de l’atrophie corticale postérieure et la maladie d’Alzheimer.

Consommer plus d’oméga-3 et de vitamines B

Chez les personnes âgées souffrant d’une déficience cognitive légère, les suppléments en vitamines B aident à prévenir l’atrophie corticale postérieure, ce à condition que le niveau sanguin en oméga-3 soit élevé. Chez ces individus âgés, la supplémentation en vitamine B ralentit d’environ 40% l’atrophie du cerveau.

Sources:
https://www.allodocteurs.fr/maladies/cerveau-et-neurologie/maladie-d-alzheimer/quand-alzheimer-epargne-la-memoire_13354.html
https://www.francealzheimer.org/maladie-dalzheimer-maladies-apparentees-similitudes-differences/latrophie-corticale-posterieure/

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